Le rôle des infrastructures économiques et sociales au développement de la République Démocratique du Congo

Le rôle des infrastructures dans le développement économique peut être analysé en se basant sur une approche axée sur la demande et l’offerte publique.


Les infrastructures en tant qu’intrants dans les processus de production est un levier de la croissance économique. Elles facilitent la mobilité des facteurs de production et les produits au niveau de territoire national et hors de ce dernier (autoroutes, routes nationales, ports et aéroports).
Le programme d’urgence pour les 100 premiers jours du Chef d’État met en relief le pragmatisme du Président de la République, à apporter la solution aux déficits notoires en infrastructure routières, énergie, transport, éducation, habits sociaux et hôpitaux.


Les études qualitatives d’attractivité territoriale confirment le rôle des facteurs d’opportunité sur les variables macro-économiques. En effet, la présence des infrastructures (routière, ferroviaires, aéroportuaires ports télécommunications, transmissions de données, eau potables et tant d’autres) favorise l’attractivité des IDE (Investissements Directs Etrangers) . Vers le pays qui en dispose.


La politique infrastructurelle congolaise a connu une longue période de stagnation qui a eu de graves conséquences sur les OMD (Les objectifs du millénaire pour le développent) et récemment les ODD (les objectifs de développement durable). Les réseaux routiers sont catalyseurs de la cohésion sociale et économique, ils permettent la mobilité et favorisent l’utilisation de toutes les potentialités humaines, économiques du pays (le plein emploi).


Le cycle programme de 1OO jours d’urgence est un point de départ de la modernisation du pays. Pour une meilleure continuité de la politique infrastructurelle, il est un impératif d’approfondir une analyse des infrastructures au niveau national en construisant les indicateurs physiques et financiers de réalisation et existence. Un indicateur est une statistique dont l’objectif est de renseigner sur l’état, le comportement et les changements survenus au cours du temps, d’un phénomène économique et social. Il est censé d’informer sur les variations de grandeur comme sur les modifications de nature des phénomènes observés et doit servir à instruire les décideurs.

 

 

De ce qui a été exposé, on arrive à conclure et converger sur l’importance de disposer d’une banque des données sur les réalisations publiques en termes physiques et financiers. Inventorié et répertorié toutes les infrastructures nationales devraient être une routine confiée à l’Institut National de Statistiques. Ce dernier dans ses missions, il est habilité à élaborer les indicateurs statistiques, qui vont permettre d’évaluer la réalisation effective des projets ou politiques publiques. Évaluer, c’est rechercher si les moyens juridiques, administratifs ou financiers mis en œuvre permettent de produire les effets attendus de cette politique et d’atteindre les objectifs qui sont fixés. Cet exercice d’évaluation permet aux décideurs de former un jugement sur l’évolution de la politique publique programmée.

 

Dans le cas spécifique du Congo, la routine d’évaluation devient indispensable pour la vie d’une politique publique ou un projet. Elle dissuade les actes illégaux (corruption, vol, surfacturation et autres). La surfacturation est une pratique courante dans le cas de grands travaux publics. La surfacturation est un fléau qui érode les fonds publics dans toutes les démocraties, occidentales ou du tiers monde. L’outil de la lutte à la surfacturation est sans doute l’audit financier et l’évaluation . Enfin, dans une conception démocratique du fonctionnement de l’État et de la gestion publique, une telle exigence paraît s’imposer, et elle devrait être constitutionnalisée.

 

 

Bibliographie et documents de référence

1. Ambroise Bangambe Bila, PREPARATION DE LA MISE EN PLACE DE LA MERCURIALE DE PRIX A MADAGASCAR, PNUD Madagascar (2016)
Rapport rédigé par Ambroise BANGAMBE dans le cadre de la mission de mise en place d’une Mercuriale des prix pour les marchés publics à Madagascar commanditée par le Gouvernement de Madagascar avec l’appui du PNUD Madagascar à travers son programme Gestion du Budget pour la Croissance Inclusive et la réalisation des ODD (GBCI) mis en œuvre par le Ministère des Finances et du Budget.

2. Ambroise Bangambe Bila, Formstat, Les instruments d’analyse quantitative pour l’évaluation, la formulation des indicateurs de projets financés par l’UE dans le cadre de FED », publié en 2000 par l’Institut GugliemoTaglacarne

3. Biehl D, Bracalente B, Di Palma M, Mazziotta C, (1990) La diffuione territoriale delle infrastrutture ; un analisi per l’Europa e per l’Itzlia

4. Conseil Scientifique de l’Evaluation, Petit Guide de l’évaluation des politiques publiques (1996), La documentation Française

5. Joël Charre, Statistique et Territoire ‘1995), Documentation française

6. Pierre Péan, L’argent noir , Corruption et sous- développement (1988)Edition Fayard

1 - Statisticien économiste évaluateur
2 - Jean-Louis Mucchielli, Multinationales et mondialisation, Editions du Seuil 1998
3 - Yadolah Dogge, Dictionnaire encyclopédique de statistique, Édition Springer 2007
4 - PREPARATION DE LA MISE EN PLACE DE LA MERCURIALE DE PRIX A MADAGASCAR
Rapport rédigé par Ambroise BANGAMBE dans le cadre de la mission de mise en place d’une Mercuriale
des prix pour les marchés publics à Madagascar commanditée par le Gouvernement de Madagascar avec
l’appui du PNUD Madagascar à travers son programme Gestion du Budget pour la Croissance Inclusive et la
réalisation des ODD (GBCI) mis en œuvre par le Ministère des Finances et du Budget.

 

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